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« Burn out »


Au cours de l'été 2015, le Songeur a été victime d'un « burn out », tempéré d’humour, qui n’était qu’un petit passage maniaco-dépressif comme en vivent les artistes, les politiques, les militants…

Le Songeur ayant songé
Tout l’été,
Se trouva à court d’idée
Quand vint la rentrée.

Faute d’inspiration,
Il alla trouver sa Muse,
La priant de lui prêter une ration
De pensées qui amusent,
Et instruisent, la vaste galerie
Des abonnés sans nombre aux éditions de Beaugies.

« — Qu’as-tu fait, lui dit-elle, en août et en juillet ?
— J’ai republié quelques anciens billets.
— Comment, s’exclama-t-elle, tu n’as rien sorti de ta plume
De nouveau ?
— C’est que, fit-il, j’ai eu un rhume
De cerveau.

— Et avec ça, poursuivit-elle ?
— Je perds parfois la foi
En moi !
— Rien de grave, railla-t-elle :
C’est passager, chez toi !
— Ah, tu crois ça ?
Sais-tu que je suis atteint de la crampe
De l’écrivain
Qui le soir, sous la lampe,
En a marre d’écrire en vain ?

— Quoi ? Mais on lit tes Nouvelles,
Que d’ailleurs d’aucuns trouvent belles !
— Certes, mais les livres, eux, ne partent pas !
— Que dis-tu là ?
— Je suis tout près de licencier
Le magasinier :
Mes textes sont consommés, mais non pas commandés…
— Mais l’essentiel, c’est de les lire !
— Encor faut-il offrir, et partout les faire lire !
— Et alors ? — Alors ? J’ai décidé de… bouder.

— Incroyable ! Que comptes-tu faire ?
— Me taire !
— Et donc, jeudi prochain ?
— Je ne dirai rien.
— Et que te faudra-il pour rompre le silence ?
— J’ai besoin qu’on me relance
— Et comment ?
— Que l’on m’envoie sur afbh@orange.fr
Des mots d’encouragements,
Qui boostent le moral de ma petite affaire.

— Faute de quoi ?
— Ma panne durera.
— Jusqu’au 17, jusqu’au 24 ?
— Ça dépendra,
Je puis rester muet sans me laisser abattre.
Tout dépend des lecteurs – si le cœur leur en dit,
Si l’envie les démange de songes bien écrits.
Eh bien, qu’on me le dise !
Je suis capable encor de créer des surprises…. »

C’est ainsi qu’un Songeur
A parfois des humeurs.
Gageons qu’après deux jeudis monotones
C'est-à-dire dès l’automne,
Les sources de sa vie lui rendront l’art des mots,
Et qu’oubliant sa narcissique crise
Il nous servira à nouveau
Quelques gâteaux,
Sous nombre de cerises…


Le Webmaster (3/09/2015)



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